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Un avocat soupçonné de travailler main dans la main avec des passeurs

 
Spécialiste du droit des étrangers, Me André Mikano comparait à partir de lundi devant le tribunal de Bobigny. Il est soupçonné d’avoir touché des pots-de-vin pour défendre certains clandestins issus d’une filière dont il serait devenu complice.
 
Il est accusé d’avoir franchi la ligne jaune en se faisant complice des passeurs. Son conseil estime que la Police aux frontières, excédée par l’efficacité d’André Mikano, veut lui faire la peau.
 
Le spécialiste comparaît à partir de lundi pour aide, en bande organisée, à l’entrée et au séjour irrégulier de sans-papiers marocains, arrivés entre 2007 et 2010 à l’aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle. Cet homme de 46 ans encourt jusqu’à 10 ans de prison. Au Maroc, les sans-papiers payaient 8000 euros à leurs passeurs, qui leur fournissaient des billets d’avion pour Paris. A Roissy, guidés dans les couloirs de l’aéroport par téléphone portable, ils tentaient d’échapper aux contrôles de la police aux frontières (PAF) pour entrer illégalement en France.
 
S’ils étaient interpellés, c’est Me Mikano qui devait oeuvrer à leur libération en assurant leur défense au tribunal de Bobigny, moyennant parfois 1500 euros versés en liquide. Selon l’accusation, écoutes téléphoniques à l’appui, Me Mikano était «l’avocat attitré» de cette filière d’immigration clandestine, pour laquelle il travaillait «sciemment».
 
L'homme fait l'objet d'une autre enquête pour des faits similaires
 
Fait rare pour un avocat mis en cause dans l’exercice de ses fonctions, André Mikano a passé un mois et demi en prison, au printemps 2013, pour une affaire très similaire, toujours à l’instruction et impliquant des sans-papiers philippins. Le barreau de Bobigny l’a alors soutenu, refusant de le suspendre de ses fonctions. «C’est un dossier de principe sur le fait qu’on n’a pas de compte à rendre sur la manière dont on est désignés» par les clients, affirme le bâtonnier Robert Feyler.
 
«On n'a pas entendu à ce jour d'élément véritablement probant» à charge contre Me Mikado, un «excellent avocat, grand technicien», que la Police aux frontières a «dans le nez», ajoute-t-il. Pourquoi les dizaines de clients défendus par Me Mikado passaient-ils par les mêmes filières clandestines? Sa connaissance des rouages techniques du droit des étrangers le rendait particulièrement efficace, et «si un chef de réseau (n'avait) pas dans ses petits papiers le téléphone de Me Mikado, il (pouvait) fermer boutique!», ironise-t-il.
 
De son côté, l'avocat d'André Mikado, Me Jeffrey Schinazi, dénonce «une obsession du parquet de Bobigny, instrumentalisé par la PAF, de faire rendre gorge à l'avocat qui fait sortir (les sans-papiers) de la zone d'attente» de Roissy. «C'est le procès du statut de l'avocat», affirme-t-il, appelant le tribunal à faire «la différence entre une filière et un filon» de clientèle, les étrangers libérés grâce à Me Mikado le recommandant selon lui, tout simplement, à leurs consorts. Le procès débute lundi au tribunal correctionnel de Bobigny et doit durer au moins quatre jours.
   

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